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INTERVIEW Col SOUBIANE


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Bienvenue sur le site du FSR , C’est avec un grand honneur et un immense plaisir que je lance le site  de notre mouvement de révolte incontestablement national   afin de permettre aux internautes Tchadiens et d’ailleurs, de se familiariser avec les buts précis de la lutte du FSR depuis sa création en Avril 2007.

A l’ère de la révolution des technologies de  l’information, il s’agit là d’un outil primordial pour suivre au jour le jour la bataille du peuple tchadien pour un changement démocratique afin que s’instaure dans notre pays un système répondant à la devise du mouvement : «Liberté-Justice-développement».

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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 10:49
Les députés du Mps revendiquent leurs indemnités. L’information qui circule ces derniers temps risque de passer sans une analyse réelle du pourquoi de ce jeu dans l’hémicycle de Nassour Glengdouksia. Les députés du groupe majoritaire au Parlement en grogne face à leur gouvernement ? L’acte parait plus ou moins beau pour être vrai. Nos amis obèses sont-ils tombés sur la tête en sciant la branche sur laquelle ils sont assis ou font ils l’objet d’une tromperie de haut niveau ? Auquel cas, naïfs qu’ils sont, voila bientôt les futurs sacrifiés de la prochaine mascarade. Toutes les hypothèses concourent pour justifier l’enjeu d’un mot d’ordre de grève au Palis du 15 janvier.

De l’argent pour tout le monde et par tous les moyens. Au moment ou partout dans les milieux de l’appareil malade des sirènes retentissent pour dire que les caisses de l’état sont vides, les cellules de réflexion du clan mirent leurs batteries en marche pour susciter des réactions par le bradage du pétrole tchadien. Un manque à gagner de vingt milliards de Fcfa par an d’argent virtuel pour réclamer d’autres matabiches au profit du Roi sous les menaces et les chantages aux partenaires. Au Palais de Djambal Bahr, il semble une pénurie de sous ces derniers temps. De l’argent pour tous et par tous les moyens.

C’est alors qu’interviennent les « députés de la République, les représentants du peuple » dans la mise de la réflexion. Des tonneaux vides pour amplifier davantage le son des caisses dilapidées de l’Etat, quelle géniale idée ? Nos dindons de la farce pour la plupart embarqués dans la supercherie n’y pigent rien du tout à l’esprit du jeu. Hommage au premier qui leur a jeté le ballon d’un mot d’ordre de grève pour revendiquer des salaires. Sinon, comment comprendre qu’au moment ou toute la fonction publique croupit dans la misère totale du fait des arriérés, des députés du Mps pousseraient l’audace et tenter un calcul égoïste au mépris de la clause partisane.

Soit, les sages de l’hémicycle de Glengdouksia l’auraient compris ainsi. Qu’adviendrait-il dans la nouvelle version du Parlement en gestation ? Ont-ils compris qu’ils sont téléguidés vers l’œil du cyclone qui mettra fin à leur mission avec la prochaine configuration du système ? En tout état de cause, le clan n’hésitera pas à leur faire payer le prix d’une vraie fausse grève. A quoi auraient-ils servi ? Des moutons de Panurge ou des « députés » de somme. Mal leur en prend. En clair, l’enjeu serait de se servir de cet alibi de grève au Palais du 15 janvier pour faire deux coups : Un, faire parvenir l’alarme aux bailleurs que l’Etat a besoin de l’argent et de deux, arriver à sacrifier les « camarades députés » pour faire place aux nombreux réservistes du Mps. Demain serait édifiant sur nos conclusions.

Toutefois, en rappel à ce que nos amis gardent pour le moins dans leurs tiroirs, une correspondance citoyenne du Coordinateur de la CDDC Ahmat Soubiane. A chacun d’eux, il disait ceci : « Aidez le peuple que vous représentez…Arrêtez vous un moment et imaginez en hypothèses les conséquences de vos actes. » Et si actes de revendication il y a, ils devraient être d’abord menés au nom des pauvres citoyens. Puisse les députés du Palais du 15 distinguer le jour de la nuit.


De l'impasse à la transition pour le changement

Au régime en place au Tchad, suivra un autre. Chose qui est certaine jusqu'à preuve du contraire. Le simulacre du référendum avec sa mascarade de scrutin est bien là pour confirmer cette vérité.

Comme pour démentir un pouvoir usurpateur les sirènes des situations de panique pour le régime se multiplient et ce, chaque jour qui passe. A commencer par l'état de santé du président. Grabataire, Idriss Deby mieux que quiconque suit - malheureusement pour lui -, les querelles de succession dans son propre clan, au grand mépris des tchadiens. Ce constat fait suite à la grogne polpulaire matée à coup de trébuchantes et de révers médiatique le 27 juin 2005. La comédie de cache cache du clan malade se répand tristement dans l'empire dirigeant. Au sein du Mps aussi souffrant, que d'illusions, que des réflexions qui déçoivent les rares militants. Le pouvoir est réellement déconnecté des ses sources d'énergies.

Ensuite les échos des rébellions naissantes. 1.284.000 kilomètres carrés de frontières plus que virtuelles pour le régime qui n'a aucune emprise réelle sur le térritoire. Qui controle aujourd'hui le Tchad pour ne pas dire qui encercle la localité d'Abéché ? Le souffre à tout bout de champ.

Enfin la faillite d'une diplomatie voire la perte de crédit dans l'affaire du Darfour. Si tant il est souaitable à ce régime, un autre régime bis aussi médiocre et désavoué, avec ou sans Deby, mal lui en prendrait après sa nouvelle constitution de subir la meme catastrophe. Il ne sert ou servira à rien d'écrouer des journalistes pour avoir mis la vérité sous le soleil. Didama, Samory ou Garondé Djarma eurent au moins ce mérite de rendre condolénces au clan après le deuil du référendum. Dire " Kalawa lée Idriss Deby" équivaudrait une peine de prison ferme de trois ans, voilà qui confirme encore une fois le désarroi du pouvoir.

Pour les tchadiens en tout cas, l'heure présente est à la réflexion sur une phase transitoire. De qui et comment arriver à centrer les bonnes volontés démocratiques, sauvegarder les acquis et les valeurs républicains avant de s'ateler à l'unité et à la reconstruction du Tchad. L'idée de changement pourrait se calquer sur un schéma déjà projeté par toutes les configurations politiques de l'opposition mais avec la fine pointe de la proposition du groupe pour la Défense de la Démocratie et des Droits Constitutionnels CDDC. Au délà du regard que les uns et les autres préjugeraient de partisan, l'on peut dire sans risque de se tromper que l'option intéresse plus d'un pronostiqueur et converge bien avec les discours pronés cà et là. Un souci "...d'affirmer la détermination des forces vives à unir leurs efforts pour répondre aux exigences de lutte pour le respect des droits, des libertés, de l'intégrité et de la dignité des tchadiens et le changement par l'alternance pacifique au Tchad..., à la mobilisation des fils et des filles du Tchad sans distinction d'ethnies pour s'engager dans la dynamique du changement..., à tous les démocrates africains et du monde pour qu'ils apportent leur soutien au combat légitime du peuple tchadien contre le pouvoir oppréssif de Idriss Deby..., à la communauté internationale d'aider les forces du changement à préparer l'alternance, condition sine qua none pour une stabilité politique et un développement durable au Tchad." Qui dira mieux sinon qu'une attitude de mauvaise foi. 

Avec ou sans la participation d'une force panafricaine, le Tchad se fera. Les tchadiens avertis ne sont ils pas d'ailleurs entrain de contester déjà l'implantation d'une force au Bahr El Gazel tchadien? En l'absence totale d'une stratégie et d'une réflexion conséquente à cette offre vicieuse, le Tchad est en passe de devenir l'autre base des "gobis" africains. Un terrain de prédilection aux divers fléaux qui s'installent en même temps. Déjà victime d'une situation sanitaire précaire et incontrolée, le pays ne pourra abriter des forces au nom d'une paix moins, servir d'alibi aux amis fossoyeurs d'atteindre leur but.

Waka !
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